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Voyage en Crète, du 19 au 26 septembre 2023
3 octobre, 2023, 17:27
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Zeus, le maître de l’Olympe, Dominikos Theotokopoulos dit Le Gréco, Nikos Kazantzakis auteur du roman Zorba le Grec, Nana Mouskouri … tous natifs de Crète, récemment visitée par les voyageurs de Découverte et Culture.

Loin d’une image de vacances balnéaires et de farniente, essentiellement donnée par la côte nord de l’île, cette terre insulaire, posée en plein cœur de la Méditerranée orientale, et donc placée aux croisements des routes maritimes reliant l’Europe, l’Afrique et l’Asie, a une longue histoire d’invasions, d’occupations, de batailles, de résistance, pour finalement acquérir son indépendance à la toute fin du XIXème. Habitée depuis le VIIIème avt JC, elle fut tour à tour colonisée par les Grecs continentaux, les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Vénitiens, les Ottomans.

C’est dire la variété et la richesse des influences auxquelles elle fut soumise, et donc des traces du passé qui attirent le visiteur.

Accompagnés par Manolis, ancien étudiant à la faculté de lettres d’Aix en Provence, et aujourd’hui guide exceptionnel que nous avons énormément apprécié pour ses qualités humaines, ses compétences de scientifique, ses talents de conteur et son humour, nous avons donc découvert les sites minoens de Phaestos et de Knossos, palais labyrinthiques produits d’une très brillante civilisation qui développa, il y a 4000 ans, l’agriculture, l’élevage, mais aussi l’artisanat et les arts. Les sites eux-mêmes, très vastes, peinent à en rendre compte bien sûr, mais le musée archéologique d’Héraklion nous a permis d’en admirer les chefs d’œuvre : fresques, vases à libation, poteries, orfèvrerie, cercueils en terre cuite… pour n’en citer que quelques-uns. Ce moment au musée fut vraiment éblouissant.

ledisque de Phaestos=le disque de phaestos au musée d’Héraklion

Hormis l’intermède de l’invasion arabe, la période byzantine a légué de nombreuses églises ; plan en croix grecque, coupoles, riches iconostases caractérisent ces sanctuaires.  Mais c’est à partir du XIIIème siècle, avec l’arrivée des Vénitiens, que s’opère l’étonnante symbiose entre l’art et l’architecture byzantins et les influences venues d’Italie, particulièrement visible aux monastères d’Agia Triada et d’Arkadi, dont les façades témoignent de la « Renaissance crétoise ». La formidable puissance militaire et commerciale de Venise s’est aussi exprimée dans les ports, arsenaux, forts, remparts d’Héraklion ou de la Chanée.

La fin du XVIIème voit le début de la domination des Ottomans qui réutilisèrent nombre de ces constructions vénitiennes. Après leur départ, la plupart furent détruites. Subsistent seulement quelques mosquées, fontaines à ablutions et minarets, et surtout les élégants kiosques en bois aux premiers étages des maisons anciennes de Rethymnon.

Divers héritages certes en Crète, mais aussi les « travaux et les jours » au quotidien: la dégustation de vins et d’huiles d’olive (35 millions d’oliviers crétois) au monastère d’Agia Triada, la visite chez la potière aux facétieuses répliques de modèles antiques, le cours de cuisine où nous avons joyeusement préparé tzatziki et chaussons au fromage, la démonstration d’un des derniers artisans, champion de l’étirement de la pâte phyllo (du grec « feuille ») les pains de mariage minutieusement décorés par des dames organisées en coopérative, ou bien la dégustation, en pleine nature, de fromages encore tièdes préparés sous nos yeux par le berger. Ces rencontres ont été une heureuse et agréable composante de ce séjour crétois.

le groupe sur le site de Knossos le groupe sur le site de Knossos

Texte : Isabelle LeBellegui

Photos : André Amoros



Voyage « Sur les traces des Etrusques » du 1er au 8 mai 2023
11 mai, 2023, 10:30
Classé dans : Voyages

PERIPLE EN ETRURIE

Nous sommes partis 22 et par un prompt renfort d’une météo humide, nous sommes arrivés le soir même à Volterra. Mais les haruspides, qui lisent le futur dans le foie de mouton, nous ont accordé une semaine très agréable sous un soleil radieux.

De toutes les civilisations disparues, celle des Etrusques, des Alpes ligures à l’embouchure du Tibre, présente ce curieux paradoxe d’être une des plus proches de nous et cependant une des plus énigmatiques. Et c’est ce qui a excité notre curiosité et notre intérêt pour ce voyage.

Un voyage très dense, sur mesure, organisé par les membres du bureau de Découverte et Culture, avec en toile de fond le charme des paysages toscans et les saveurs de la cuisine italienne. Qu’ils en soient remerciés.

Dés la première période dite Villanovienne, il semble juste de dire que les Etrusques du IX ème siècle avant JC, n’appartiennent pas à une seule ethnie mais qu’ils sont le résultat du brassage d’une population autochtone avec une immigration commerciale (Phéniciens, Carthaginois, Grecs…) et cela dès le passage de l’âge du bronze à l’âge du Fer.

La grande lacune, c’est la langue étrusque. Aucune des cités ou nécropoles explorées jusqu’à présent n’a livré ces trésors que sont les bibliothèque antiques. Le matériel d’étude est resté très fruste. Pas de textes historiques ou religieux, de poèmes ou de littérature familière.

L’abondance de l’art funéraire (le rite de la crémation semble être généralisé), des tombes comme celles de CERVETERIA, ou peintes comme celles de TARQUINIA, la profusion d’urnes funéraires que nous avons vues dans les musées, depuis les grands sarcophages à figures humaines en position de triclinium (banquet) jusqu’aux modestes bas reliefs, ne nous révèlent pas grand chose de la vie et de l’esprit de ce peuple qui a gardé le silence sur lui même.

Donc, au VII ème siècle avant JC une partie de ce peuple se déplace vers la mer pour commercer et c’est aussi la formation des Cités Etat, les fameuses dodécapoles qui malheureusement pour leur unité n’auront aucun sentiment national.

A POPULONIA on exploite le minerai de fer que l’on amène de l’île d’Elbe. Aussi, les Grecs avides de ce précieux métal se précipitent-ils pour négocier cette indispensable denrée en échange de leurs poteries.

Les femmes étrusques n’hésitèrent pas longtemps pour échanger leurs vases en terre grossière et leurs céramiques bucchero néro contre ces magnifiques poteries attiques. Si bien que la demande étant très importantes, des artisans grecs viennent même s’installer en Etrurie.

Sur le site de BARATTI, nous grimpons et sommes récompensés et émerveillés par nos premières rencontres avec les tombes chambres sculptées dans la roche sédimentaire, par les tombes hypogées, les tumulus et autres édicules. Nous retrouverons par la suite dans les musées, le matériel funéraire et les urnes cinéraires qui ont été récupérés et exposés. Il en sera de même pour les reconstitution de tombes.

Nous avons parlé plus haut de TARQUINIA, où le musée est installé dans le palais Vitelleschi, avec une vue imprenable sur la campagne toscane, et dont la pièce maîtresse est le fronton du sanctuaire Ell’Ara Della Régina, avec ses deux chevaux ailés tirant un char (IV ème siècle avant JC) qui est l’emblème de Tarquinia.

Tout aussi fantastique, CERVETERIA, la cité la plus méridionale. En effet, on s’éloigne un peu de la mer pour éviter les pirates. Là, dans la nécropole de la Banditaccia, nous découvrons les tombes hypogées taillées dans du tuf, cette roche sédimentaire très poreuse facile à travailler mais qui ne peut pas être peinte. L’organisation est hippodamienne (en échiquier ou orthogonale).

Tout au long de notre périple, nous avons trouvé une particularité sur chacun des sites. Par exemple à ORVIETO nous avons vu, dans le musée archéologique national, les fresques peintes des tombes de Golini qui ont été détachées de leur support et remontées dans les tombes reconstituées du musée. Cette technique a été abandonnée car délabrante et irréversible.

A CHIUSI (V ème siècle avant JC), une cité souveraine. Nous découvrons des cinéraires dont le couvercle en terre cuite représente une figure humaine, une tête sculptée…

photo de groupe devant le musée de Chiusi photo du groupe devant le musée de Chiusi

A PERUGIA, cette fois nous voyons les différentes époques de construction les unes sur les autres au cours des siècles. Pour cela, nous partons de la ville actuelle (Renaissance) et nous descendons dans la forteresse romaine en brique appelée Paolina (Pauline, du Pape Paul III)… Grandiose, profonde de plusieurs dizaines de mètres. Et dans le bas, nous retrouvons une porte étrusque avec ses grandes pierres blanches… Et les tours moyenâgeuses sont incluses dans la ville Renaissance…

A partir du IV ème siècle. le déclin des Etrusques a commencé et les Romains reprennent les villes et finissent en 264 avant JC par annexer le territoire. En 90 avant JC, les Etrusques deviennent citoyens romains.

Cerise sur le gâteau, sur le chemin du retour, nous visitons la ville fortifiée de LUCCA (180 avant JC) occupée par un Castrum romain pour filtrer l’avancée des Ligures.

Lucca a su rester un Etat indépendant jusqu’en 1800, alors que dès la Renaissance Florence dominait toute la Toscane sauf Sienne. Son Eglise San Frédiano des VI et VII ème siècles, son amphithéâtre romain qui est aujourd’hui une superbe place ronde, sa Cathédrale San Martino où se trouve le gisant en marbre d’Illaria Del Caretto (seconde moitié du XII ème siècle).

Enfin…… c’est la ville de Giacome PUCCINI.

Texte : JOËL NICOLAS

Photo : ALAIN PEYNICHOU



Voyage « Sur les pas de Marcel PROUST, de Paris à Cabourg » du 1er au 5 novembre 2022
9 novembre, 2022, 14:38
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Découverte et Culture nous a donc conviés « Sur les pas de Marcel Proust » avec un programme dense, très bien composé, et très réussi selon l’avis général, autour de cette figure d’exception de la littérature française, pour le centième anniversaire de sa mort.

L’itinéraire parisien nous conduisit, en première approche, au musée des Arts Décoratifs, où les collections Art Déco et Art Nouveau reflètent le cadre de vie de la Belle Epoque, à la charnière du XIXème et du XXème siècle, puis dans le 8ème arrondissement, où nous avons suivi Proust dans les rues et établissements qui ont nourri son œuvre.

Moment majeur à la Bibliothèque nationale de France : une excellente guide nous a commenté l’exposition La Fabrique de l’œuvre. Manuscrits, lettres, tableaux, objets, photographies, costumes, supports numériques illustrent, tome par tome, la genèse et l’élaboration de la Recherche.

Au Père Lachaise, animé puisque un 2 novembre, donc plaisante visite, une de nos compagnes de voyage a malicieusement déposé sur la tombe de Marcel Proust, une madeleine. La voyez-vous sur la photo ?

la tombe de Marcel Proust

Entre Paris et Normandie, à Chartres, un guide passionné et passionnant nous a dévoilé avec fougue et grande compétence l’histoire et les splendeurs de la majestueuse cathédrale Notre-Dame et de ses célèbres vitraux.

Au village d’Illiers-Combray, certainement l’étape la plus émouvante, nous avons imaginé l’enfance de Proust et suivi le petit Marcel dans sa chambre, à l’église et jusque dans le parc du Pré Catelan, créé par son oncle.

le parc à Illiers le parc à Illiers

Trouville et Cabourg, stations normandes de villégiature de la Belle Epoque, ont accueilli Marcel Proust pendant plusieurs années et ont abondamment nourri son inspiration. Les magnifiques manoirs et villas de style néo-normand ont jalonné nos diverses promenades sur les planches et dans les rues paisibles.

C’est dans la charmante petite ville de Honfleur qu’a pris fin notre escapade, notamment avec le musée Eugène Boudin, qui a fixé sur la toile, outre ses rivages et ciels sublimes, toute une société très proche de celle de la Recherche.

Et nous n’oublions pas de dire que, pour agrémenter nos déplacements en bus, notre accompagnatrice Régine, toujours enjouée et attentionnée, avait prévu une nombreuse documentation, visionnage de films et quelques lectures. Grand merci à elle !

le groupe le groupe autour de la statue de Marcel Proust

Texte et photos : Isabelle Le Bellegui



Voyage Bâle et Lausanne du 20 au 24 septembre 2022
28 septembre, 2022, 11:35
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La Suisse nous attendait et nous avions réfléchi à ce voyage depuis de longs mois. Malgré cette attente nous n’avons pas été déçus.
Tout d’abord par la fraîcheur, la verdure, prés et forêts… et nous ne nous étendrons pas sur la propreté des espaces publics, le calme en ville avec peu de voitures mais le tram, les bicyclettes, enfin un cadre idéal pour le visiteur ! Maintenant les prix affichés et pratiqués, ne nous ont, eux, pas fait rêver.

Sortis de ces conditions matérielles, nous avons grandement appréciés la visite du centre historique de Bâle

le groupe dans Bâle

ainsi que les musées possédant une foule d’oeuvres d’art de toutes époques et particulièrement des époques modernes et contemporaines. (Kunstmuseum, fondation Beyler avec une riche exposition de Mondrian, musée Tinguely.)

musée Tinguely à Bâle musée Tinguely

A Lausanne, même si la ville n’a pas le même charme que Bâle, nous avons été agréablement surpris par le musée de l’art brut qui fut pour beaucoup une surprise.

Nous avons terminé « en beauté » avec le Musée de l’Hermitage où nous avons suivi la présentation d’une guide remarquable sur l’exposition d’un peintre français : Achille Laugé qui mériterait d’être mieux connu.

visite de l'Hermitage de Lausanne musée de l’Hermitage

Enfin un beau voyage, au suivant…….

Photos : Annie Mattei



Voyage Naples et les Îles (2ème groupe) du 23 au 30 mai 2022
11 juin, 2022, 12:28
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Naples 2ème groupe à Procida

Une photo du deuxième groupe qui a visité Naples et la baie de Naples en mai. Là, ils sont à Procida, l’une des trois îles visitées. Mais le covid guettait …



Voyage Naples et les Îles du 11 au 18 avril 2022
22 avril, 2022, 8:46
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Ce voyage de Découverte et Culture vers Naples et ses îles était le premier depuis les longues restrictions dues à la pandémie, et ce fut avec grand plaisir que nous avons renoué avec le statut de « voyageur » !

Procida Vue de l’Île de Procida

Comment évoquer Naples ? « Profusion, excès » viennent à l’esprit. Aussi bien pour les décors baroques de ses innombrables églises, couvents et cloîtres, que pour les immondices et gravats qui émaillent les rues. Aussi bien pour son fabuleux patrimoine artistique accumulé au gré des différentes civilisations qui s’y sont succédé depuis les Grecs jusqu’aux Bourbons, que pour le délabrement et la décrépitude de son centre historique. Aussi bien pour la vitalité et la jeunesse de sa population que pour les stigmates de la pauvreté qui continue de marquer la différence avec le nord de la péninsule.

La personnalité de Flavia notre guide, dynamique et très compétente, l’emplacement de l’hôtel près du port et de nos principales visites, l’équilibre du programme entre promenades urbaines et échappées vers les 3 îles, la météo toujours ensoleillée, tout cela a contribué à la réussite de cette semaine. Et nous souhaitons le même plaisir au groupe du mois de mai …

Quelques arrêts sur image : les courbes douces du Vésuve qui renferment la menace très surveillée, les gigantesques cactées du jardin d’Ischia, les maisons aux couleurs pastel serrées sur le port de Procida, la « surpopulation » des crèches si différentes des nôtres, les fabuleuses mosaïques romaines du Musée Archéologique, la maison rouge de Malaparte juchée sur son promontoire à Capri, les citronniers et orangers couverts de fruits dans tous les jardins … et Flavia racontant l’histoire de « parfum » et de « Conservatoire » … ne manquez pas de la lui demander …

le groupe dans l'amphithéâtre Flavio à Pozzuoli dans l’amphithéâtre Flavio de Pozzuoli

Pour conclure, comment ne pas citer Dominique Fernandez, de l’Académie Française*? « Naples, après deux mille ans, demeure immobile, rayonnant d’une splendeur intacte, empêtrée dans d’inextricables problèmes ; exaspérante et follement attachante ; dangereuse et excitante ; instable, inattendue, volcanique »

* in Le Piéton de Naples. éd. Philippe Rey.

Texte : Isabelle Le Bellegui,

Photos : André Amoros



Escapade au cœur de l’Antiquité (Narbonne et Nîmes le 30/9 et le 1/10/2021)
3 octobre, 2021, 10:15
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Bien entendu vous avez tous déjà vu des amphores. Des grandes, des moyennes, des étroites, des pansues, avec un col… mais, avez vous déjà visité un site de fabrication ? C’est ce que nous avons pu découvrir à Amphoralis, à proximité de Narbonne.

Ce ne fut pas notre seule découverte, le Musée Narbo Via, réalisé par Foster+Partners, l’Horreum nous ont présenté bien d’autres trésors et interrogation telle que : qu’était donc l’Horreum ?: entrepôt ? fondations ? Oui mais alors de quel énorme bâtiment ? hypothèses avancées mais sans réponse à ce jour.

A Nîmes, l’histoire de la ville nous fut magnifiquement présenté à l’office de tourisme sur une maquette vidéo qui nous permit de comprendre l’évolution de cette cité. La visite du musée de la Romanité qui s’ensuivit fut un « délice ». Objets remarquables, mais aussi scénographie extraordinaire ! Le tout suivi d’un excellent repas « sur le toit » d’où nous avons pu admirer Nîmes et y situer ce que nous allions visiter ensuite : arènes, maison carrée, jardins de la fontaine, où nous devions quitter notre guide et terminer notre périple.

Nous en étions privés depuis la crise sanitaire mais ce petit voyage fut une excellente reprise !

 le groupe devant la Maison Carrée à Nîmes2 le groupe devant la Maison Carrée à Nîmes

Photo : PN Favier



Voyage en Jordanie du 16 au 26 février 2020
20 mars, 2020, 8:46
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Jordanie, la découvrir pour la majorité d’entre nous, la revoir pour certains ! Mais pour tous, un nom magique, « Pétra » ! Nous la verrons dans la deuxième partie de notre voyage, et Pétra en sera en quelque sorte le sommet. Pour les quelques jours à venir, nous allons rayonner depuis Amman.

Amman, nous la découvrons le matin de notre arrivée. Ville immense, blanche ou ocre, étagée sur des collines, minérale… Peu de verdure mais des immeubles à perte de vue. Jordanie, « un pays au milieu de pays en flammes » a été et est encore terre d’accueil pour des réfugiés des pays voisins, Palestiniens depuis 1948, Irakiens, et plus récemment Syriens. Ce sont des millions de personnes que ce petit pays accueille, et qui pour certains contribuent à son développement économique. Mais ils pèsent aussi lourdement sur ce pays, malgré les aides internationales. Et la situation ne va pas en s’améliorant dans cette région du monde, avec les conflits en cours. Plus d’une centaine de nationalités sont présentes en Jordanie, et les différentes religions cohabitent harmonieusement. La Jordanie est un pays rêvé pour les archéologues ; si nombre de ses sites sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité, d’autres restent encore à fouiller, préserver et faire connaître aux générations futures !

Nous avons une vue panoramique de la vieille ville depuis la citadelle, les colonnes du temple d’Hercule, quelques-unes encore debout après un tremblement de terre au 8ème siècle. Puis descente vers la vieille ville. Le théâtre antique, qui pouvait accueillir six mille spectateurs, est lové entre les maisons, il est flanqué de deux musées dédiés au folklore et aux traditions populaires, respectivement. Nous admirons de superbes bijoux, colliers de jade et bracelets d’argent, des broderies. Un regret : nous ne verrons pas d’équivalents à ces splendeurs lors de nos – brèves – séances de magasinage …

La Mer Morte attend les courageux qui ont envie de se transformer en ludions… expérience qui se gagne, car le niveau de la Mer Morte baisse depuis des années, donc on marche ! Première journée bien remplie !

Les jours suivants, nous continuons nos découvertes autour d’Amman. Nous suivons l’ancienne route de la soie, pour la visite de trois des châteaux du désert, en particulier Qsar Amra, construit entre 723 et 743, et ses superbes peintures.

La couleur « locale » c’est le plat que nous avons dégusté à midi, « le maglouba » ou riz renversé. Et l’on nous rappelle régulièrement que Lawrence d’Arabie est venu ici, ou là, il est un quasi héros national !

Le site d’Umm Qais, tout au nord de la Jordanie, ne nous laissera pas un souvenir impérissable ! En revanche, Jérash, découverte sous les gouttes, reste impressionnante. La cité connut son apogée sous domination romaine, et se dota alors de temples, de deux théâtres, thermes, agora. Un voyage dans le temps sous les derniers rayons du soleil revenu.

Le Jourdain et le site du baptême de Jésus par Jean-Baptiste, puis le Mont Nébo, lieu présumé de la mort de Moise, enfin l’église Saint Georges de Mādabā, et sa superbe mosaïque byzantine qui représente une carte de la Palestine, complèteront notre périple autour d’Amman.

Au sixième jour de notre voyage, nous prenons la « Route des Rois » direction le sud ! C’est l’ancien itinéraire des caravanes, ainsi que la route suivie par Moise et les Hébreux en route vers la Terre Promise. Nous traversons une région assez aride, minérale, un paysage aux couleurs superbes, creusé de canyons et de gorges ; des barrages jouxtent les quelques taches vertes des cultures. Au passage, nous visitons la forteresse de Kérak, devenue le fief de Renaud de Châtillon en 1177, forteresse vainement assiégée par Saladin. Perchée sur son rocher, elle impressionne encore de nos jours !

Un arrêt au Petit Pétra nous donnera un avant-gout des découvertes à venir : le «Siq el Barid», creusé de tombeaux et de tricliniums.

Nous rejoignons l’Old Village Resort, sur le site d’un ancien village bédouin, petits bâtiments bas, loin des grands hôtels sans style qui ont fleuri tout autour du site.

Un week-end de visites de Petra est devant nous ! Nous approchons le site par le défilé, le Siq, et les premiers tombeaux méritent déjà un arrêt ! Le tombeau aux obélisques, des bétyles… Les appareils photo sont sollicités pour « immortaliser » toutes les teintes de la roche… Nous entrevoyons le bout du défilé, et le haut du « Trésor »,; El Khazneh nous apparait. Enfin il est devant nous dans sa totalité. C’est une grande émotion, partagée avec tous les visiteurs déjà présents. Mais le site est vaste, et d’autres splendeurs nous attendent, les tombeaux royaux, le théâtre, une église du 6ème siècle dont ne subsistent que les très belles mosaïques. Les « courageux » qui n’ont pas peur des centaines de marches à gravir – et redescendre – iront jusqu’au Deir et son monastère, ou au « Haut Lieu ».

le groupe devant le Trésor à Petra le groupe devant le trésor à Petra

Le désert du Wadi Rum est notre prochaine étape, nous suivons la dernière partie de la Route des Rois, les premières formations rocheuses apparaissent enfin. C’est un désert de roches, avec des formes érodées étonnantes, et des couleurs à dominante rouge. Nous goûtons un autre plat traditionnel, le zarb, une sorte de barbecue avec deux étages, viande et légumes, cuits dans un vaste four enterré dans le sable. Nous passerons la nuit dans un camp de toile dans ce désert du Wadi Rum, nuit froide et humide, car « miracle ! » il a plu pendant la nuit, ce qui n’arrive que quelques jours par an.

Et comme il faut quelques péripéties à tout voyage, la fin du nôtre n’en manquera pas ! Après la nuit arrosée dans le Wadi Rum, le mauvais temps nous a suivis jusqu’à Aqaba. Pluie et vent, ciel couvert, les bateaux restent au port, et l’aquarium est exceptionnellement fermé. Nous ne découvrirons pas les poissons de la Mer Rouge… Et notre voyage de retour sera lui aussi contrarié… Départ retardé et arrêt forcé à Istanbul… Mais retour réussi, avec encore des images plein les yeux !

Texte Birg Françoise

 



Voyage « Oman et les Emirats » du 26 décembre 2019 au 6 janvier 2020
11 janvier, 2020, 17:06
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Avez-vous déjà voyagé hors zone euro sans jamais avoir besoin de changer votre monnaie contre la devise locale ? Eh bien, ce fut la première surprise, aussi bien dans les Emirats qu’à Oman !

Même si nous avions une petite idée de ce qui nous attendait à Dubaï, ce fut quand même une surprise de découvrir l’excès omniprésent dans cet Emirat. Démesuré, extravagant, merveilleux, excentrique, grandiose, clinquant, sidérant, superficiel, inimaginable, tels sont les mots qu’il nous a inspirés. Epoustouflants d’imagination et d’audace les gratte-ciel, prodigieux par leur gigantisme et leur luxe les hôtels à 6 et 7 étoiles … Certes la rente pétrolière permet les fantaisies les plus délirantes (une VRAIE station de ski sous un immense dôme …) Mais il est permis de rester perplexe devant la vanité de cette fuite en avant, et dubitatif sur ce que deviendront dans le futur ces énormes opérations urbanistiques qui bouleversent zones désertiques et fonds marins.

L’Emirat d’Abu Dhabi, qui compte plus de 200 îles, plus vaste, plus aéré, et agrémenté de nombreux jardins et espaces verts, nous a laissé une sensation plus mitigée. Bien sûr la capitale des Emirats Arabes Unis aligne aussi tours de verre et d’acier, palais résidentiels, bâtiments gouvernementaux, marinas et toutes sortes d’attractions … et une immense et faramineuse mosquée en marbre blanc que le père fondateur de l’émirat a fait construire avec ses pétrodollars. Mais l’empreinte la plus forte nous a été laissée par le Louvre Abu Dhabi, merveille d’architecture aux lignes épurées, d’un blanc immaculé, comme posé sur l’eau. Son aérien dôme ciselé abrite le premier musée du monde arabe à vocation universelle : notre guide Termi, formée à la Sorbonne, nous a commenté, de façon éblouissante et émouvante, l’exposition permanente qui retrace l’histoire de l’humanité de la Préhistoire à nos jours, avec des œuvres de tous les continents, cultures, religions … Un grand moment …

devant le Louvre d'Abu Dhabi devant le Louvre d’Abu Dhabi

Et puis ce fut Oman, l’accueil paisible de ses habitants, la douceur de ses rivages, l’authenticité et la variété de ses paysages.

sous l'arbre à encens dans les montagne du Dhofar sous un arbre à encens dans la montagne du Dhofar

Et son originalité. Sa religion d’abord: l’ibadisme, 3ème voie entre le sunnisme et le chiisme, qui prône avant tout la tolérance. Ensuite sa population, issue de marins et de commerçants ayant voyagé depuis l’Afrique de l’Est jusqu’en Chine et donc ouverte aux différentes cultures. Et enfin son sultan, un homme visionnaire et très intelligent qui, depuis presque 50 ans, organise la modernisation de son pays en combinant avec sagesse richesses de la tradition et richesses de son sous-sol. Commerce de l’encens et des épices, système de gestion de l’eau si précieuse sous ces latitudes, sites archéologiques, forts et tours de guet, Oman est inscrit à divers titres au Patrimoine Mondial de l’Unesco. La reconnaissance de son patrimoine matériel et immatériel n’est que justice pour ce magnifique et attachant pays, qui, par ses spécificités, assure un rôle certain de modérateur et de négociateur au sein de ce Moyen Orient agité, on ne le sait pas assez …

sur une place à Mascate capitale de Oman sur une place de Mascate capitale d’Oman

Texte : Isabelle Le Bellegui



Voyage Italie du Nord : Turin, Parme, Mantoue et Ravenne, du 23 au 30 octobre 2019
3 novembre, 2019, 13:41
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Savez-vous combien il y a de tunnels autoroutiers pour se rendre à Turin à partir de Nice ?  Donnez un nombre. Réponse à la fin.

La capitale du Piémont, première étape du voyage, est surtout connue pour sa cathédrale qui renferme le Saint-Suaire et pour son ancien palais royal qui rappelle le rôle historique de la Maison de Savoie. Pour les amateurs de foot, Platini, Deschamps et Zidane ont joué à la « Juve », le club local. Mais elle est aussi connue par la Fiat, chère à la famille Agnelli. Les bâtiments successifs du constructeur ont quitté le centre historique de la ville pour s’installer en périphérie et ont donné naissance, après un « relooking »réussi par Renzo Piano, à un important centre commercial baptisé avec un énorme « 8 »métallique rouge, comprenant nombre boutiques et un musée. Vous l’avez compris, Turin garde encore les stigmates d’une cité industrielle austère, malgré la reconversion culturelle et touristique opérée lors des JO d’hiver en 2006. Et, si la visite du parc du Valentino au bord du Pô et du « Borgo medievale », reconstitué pour l’expo de 1884 avec sa grande forteresse et ses maisons entourées d’enceintes et de tours, aura permis de se dégourdir les jambes après 388km d’autoroute, les rues et avenues de ka ville manquent visiblement de verdure. Heureusement aussi que la ville a 18 km de galeries en arcades, bien utiles pour visiter le cœur historique à pied et jeter un œil sur le marché de plein air, surtout lorsqu’il pleut, comme ce fut le cas le 2ème jour. Mais cela n’a en rien entamé le moral du groupe qui a fait son cinéma au musée et a rendu visite aux pharaons dans l’autre musée. Il fallait bien une tasse de Bicerini (café+chocolat+crème à ne pas mélanger pour déguster) au café San Carlo pour se remettre de toutes ces émotions et envisager avec optimisme la suite du voyage à Parme, le soleil étant annoncé pour le lendemain.

Parme, pour tout un chacun, c’est le fromage mais aussi le jambon. La fabrication du parmesan n’a aujourd’hui plus de secret après la visite de la « latteria Damiani » située à 11km de Parme, d’autant que le «  Parmiggiano Reggiano » et le vin rouge « Fortana del Casaro » étaient excellents, tout comme le proscuitto, le salame et la coppa dégustés plus tard au restaurant. C’était le top ! Et une excellente entrée en matière pour visiter la cathédrale, le baptistère et, dans le complexe Pilotta, l’original théâtre Farnese entièrement construit en bois et pour admirer les œuvres de Fra Angelico, le Corrège, du Greco et bien sûr du Parmesan dans la galerie nationale..

Que dire alors de Vespasien de Gonzague, prince humaniste, qui fit construire une cité modèle à Sabbioneta, entourée de remparts. On peut y voir le palais ducal, l’église de la Vierge couronnée, la synagogue témoin d’une communauté juive importante. Au musée d’art sacré, découverte de la toison d’or offerte à Vespasien par le roi d’Espagne pour services rendus et retrouvée dans son cercueil.

Mantoue sous le soleil, c’est réjouissant. Entourée de trois lacs, l’ancienne capitale des Gonzague mérite vraiment le détour. On s’y sent bien et cela tranche avec Turin vu sous la pluie. Le palais ducal est impressionnant, les ruelles bondées abritent de nombreux cafés, bistrots et restaurants, les églises et palais se succèdent. Se promener dans Mantoue, un vrai délice malgré un programme toujours bien rempli. Car, avant de se rendre à Ravenne, il faut encore visiter le Palais du Te, édifié sur une ancienne villa romaine sur l’ile qui lui donne son nom. Toujours fascinant de se plonger dans ces époques qui conjuguent renaissance et maniérisme oùles chevaux occupent une place importante.

Ravenne, c’est l’ancienne capitale de l’empire romain d’occident. Ici la mosaïque est reine. C’est la deuxième fois que « Découverte et Culture » se rend dans cette cité légendaire. C’était en septembre 2007 pour un voyage centré sur la mosaïque. Effectivement, palais et églises regorgent de ces précieuses tesselles qui font sa gloire et attirent les touristes du monde entier. Saint-Apollinaire –le- Neuf, les baptistères des orthodoxes et des Ariens, témoins des luttes intestines au sein des églises, le palais archiépiscopal, le Duomo , l’église San Francisco, le Mausolée de Gala Placida témoignent d’une splendeur passée qui rime aussi avec chrétienté , où Théodoric et Justinien ont laissé leur empreinte. Flâner dans le cœur historique est un vrai bonheur.

Sur le chemin du retour, escapade à Colonata où, Maurice, le chauffeur du car, a pu montrer tout la dextérité de sa conduite sur les lacets de la route menant au village. Le lard y est excellent et réputé mais à Carrarra, il fallait rester de marbre, non pas à cause de la pluie, qui a perturbé la visite, mais à cause de la nuit qui s’est soudain abattue dans le Duomo à notre arrivée. Visiter une cathédrale dans la pénombre dénote chez le guide …une certaine piété. Puis, halte chez un marbrier copiant à l’aide d’un burin pneumatique une statue montrant ainsi tout son savoir-faire acquis au fil des ans.

Escapade aussi, un peu plus tard après une halte à Arenzano, au jardin botanique Hanbury dans la commune de Vintimille, le richissime Anglais ayant fait fortune dans le commerce des épices. Le grand portail franchi, plongée dans une ambiance de jardin exotique avec une incroyable variété d’espèces venues des quatre coins du monde. Promenade escarpée et instructive.

Le voyage en Italie ne serait pas complet sans une halte à Vintimille pour accomplir les derniers achats et si la gastronomie n’intervenait pas dans les discussions. Chaque fois, au cours de ce voyage, les plats typiques de la région furent très appréciés : bien sûr, les nombreuses variétés de pâtes, la charcuterie excellente, la pâtisserie comme la succulente sbrisolona … mais la découverte des « tortelli di zucca », ravioli fourré d’une farce faite à base de citrouille et de biscuit aux amandes saupoudré de parmesan a remporté tous les suffrages. Comme quoi, la culture fait bon ménage avec la gastronomie du pays. N’était-ce pas le but recherché ?

Réponse à la devinette : Il y en a 103 : 23 jusqu’à Vintimille, 60 jusqu’à Gênes et 20 jusqu’à Turin.

photo de groupe devant un palais les participants

Texte : Alain Peynichou

 

 

 

 


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